Haute Cuisine : Yamashita, Acquerello et Origine Gourmet

Publié le 12/07/2011 dans Salons par gourmetise - Aucun commentaire

Jeudi dernier Haute Cuisine a ouvert ses portes au cœur du jardin du Palais Royal. Première édition et franchement, j’ai été plutôt conquise. Avant tout, le lieu se prêtait réellement à des rencontres et elles furent nombreuses. Un cadre enchanteur, en plein cœur de Paris, très romantique et surtout, chose rare, calme.

Haute Cuisine n’est pas un salon, ni un festival, ni une foire, ni, ni, ni. Inclassable dans son genre, en simple visiteur, il faut se laisser bercer et ne surtout pas se poser de questions. Un peu déroutant certes, mais ce flou dans le concept nous oblige à nous questionner. Il faut franchir le cap et aller à la rencontre des différentes animations : démonstrations de chefs, conférences, jury gourmand, quelques marques des Arts de la Table, de produits gourmets…  

Pour ce baptême, Haute Cuisine avait misé sur le luxe non ostentatoire, purement simple ou simplement pur. Les différents lieux d’animation étaient très élégamment mis en valeur. Une chose que je souhaite mettre, bizarrement certes, en avant, sont les toilettes. Préfabriquées mais dans la ligne de Haute Cuisine : propres, mais surtout Haute Cuisine ne les avait pas négligées, de grandes portes en bois, un espace sobre et élégant. Un peu comme dans un restaurant, il faut toujours visiter cet espace qui signe généralement l’esprit de la maison. Eh oui ma p’tite Dame, c’est aussi un peu ça l’exploration culinaire, tout vérifier ;=)))

Je n’ai pas eu le temps, bien malheureusement, d’assister à des conférences, mais pour connaître certains animateurs, je n’avais pas besoin d’y aller pour savoir qu’elles étaient hautement qualitatives et orchestrées de mains de maître.

En revanche, j’ai assisté aux 2 jurys gourmands de manière différente. La première en tant que spectatrice, la seconde en tant que participante.

Vendredi, la marque Origine Gourmet et ses produits d’Iberico de Bellota (dont j’ai souvent vanté la qualité +++) a été présentée à un jury composé de 6 personnes, tous des esthètes de la Gourmetise, of Course ;=). La découverte fut immense, les palais émoustillés, la passion largement partagée. J’en suis ravie pour la marque qui le mérite réellement. Que de compliments sur la démarche et la puissance des saveurs de 3 pièces dégustées (Paleta, Jamon et Lomo).

Samedi matin, j’ai eu l’honneur et la joie (et je ne mesure pas mon émotion) d’assister en tant que membre du Jury Gourmand à la dégustation de légumes de Yamashita. Et j’étais chanceuse, Pierre Troisgros avait rejoint notre table. J’en avais déjà entendu parler (passages à la Télé) et avais hâte de pouvoir découvrir ce « Japonais un peu fou » de légumes de son pays. A l’écrit, la magie des saveurs est très délicate à retranscrire, j’ai été tout simplement éblouie par le raffinement de ses légumes. Kobu (navet) fondant et parfaitement équilibré entre acidité, sucre et amertume. Un maïs qui laisse exploser des saveurs plutôt sucrées et une tendreté rare (gros gros coup de cœur). Et d’autres, et d’autres et d’autres encore. Promis je compte bien me rendre sur ses terres (près de Paris) pour en faire un recueil beaucoup plus fourni. Une seule (grosse, très grosse déception) : il ne fournit que les chefs. Sinon rendez-vous à sa table d’hôtes à Chapet (78).

Cette dégustation fut orchestrée par le grand maître Yamashita et Sylvain Sendra, chef du restaurant Itinéraire (rue de Pontoise – Paris 5) qui a su parfaitement détailler les légumes et surtout partager sa passion pour Yamashita, dont, je crois, il ne se séparera jamais. Ah si, enfin pas vraiment. Sauf si Yamashita en décide autrement. He oui, il faut noter que Yamashita disposant d’une production minipoussienne, il peut s’offrir le luxe de sélectionner seul ses chefs. Les élus sont heureux, les autres pleurent. D’ailleurs, les chefs Pourcel et Barbot présents à Haute Cuisine sont venus nous rejoindre pour saluer leur « maître légumes ». Une photo des chefs et des membres du jury Gourmand a scellé la fin de la dégustation. Heureuse, comblée fus-je :=)

Photo : Marie-Laure de Luca

En termes de marques, je n’en ai approché qu’une seule. Mais pas la moindre, ce fut Acquerello,  déjà mentionnée dans un article vantant La Cambuse, distributeur de produits gastronomiques italien. Là tout de suite maintenant, je n’aurai pas le temps de rentrer dans le détail de ce riz Exceptionnel présent chez de nombreux grands chefs (c’est un peu le riz des chefs). En provenance d’Italie (les italiens sont décidemment incroyables !!!) il est unique au monde car il allie à lui tout seul deux éléments essentiels à sa qualité premium : un vieillissement long (encore brut, durant 12 à 18 mois) et la « réintégration «  de son germe, procédé exclusif et breveté par la famille Rondolino. Ce qui fait de ce riz un riz très qualitatif mais en plus très bon pour la santé. L’essayer c’est l’adopter. Pour l’avoir goûté, il est incroyablement délicieux, pour toutes sortes de préparations. Ma préférence se portant sur le risotto, bien entendu. Je suis aussi tombée en pâmoison de leur charte graphique qui use de l’art de l’aquarelle (d’où la marque… ;=). Regardez la carte de visite, avec un riz en relief, le papier aquarelle…

Magique. Je sais que j’aurai l’occasion de les revoir très vite, donc un prochain article verra le jour pour tout, tout, tout savoir sur Acquerello et la famille Rondolino (car toute la famille est mise à contribution)

Pour Alain Ducasse : « Acquerello est la Rolls Royce du riz ». Pas moins ! Disponible dans toutes les bonnes épiceries, à la Cambuse (Golfe Juan) ou leur site internet Casadalmasso

Finalement, le top du top serait de pouvoir cuisiner, déguster un risotto aux légumes de Yamishita. Pas possible ? Ah oui, ce bougre de Yamashita réserve ses légumes aux chefs. Rahhh !!!!

Dans l’attente de la deuxième édition de Haute Cuisine, merci !

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