Suite au reportage Envoyé Spécial sur le contenu de nos assiettes dans la restauration

Publié le 25/11/2010 dans Les Dérivés par Soph Gourmetise - 3 Commentaires

Coup de grâce ! Enfin un reportage qui se penche sur nos assiettes dans la restauration. Celà fait quelques temps que je m’insurge intérieurement sur les produits que les restaurateurs (pas tous heureusement) nous délivrent. Je ne comprends pas qu’en G.M.S la règlementation soit stricte dans le but de (tenter….) de protéger le consommateur mais que la restauration n’y soit pas assujetie !!!

Et je parle en connaissance de cause puisque j’ai travaillé chez les leaders de la restauration commerciale, collective et ai fais un passage éclair chez un distributeur, Pomona. Ce dernier est est leader de la restauration, de fait, puisqu’ils sont leaders chez les 3 plus grosses sociétés de restauration collective (Compass, Avenance et Sodexo). Donc en restaurant d’entreprise, à l’école, à l’hôpital, ne soyons pas dupes, nous consommons des plats pas forcément mauvais (pas forcément excellents non plus), mais surtout industriels. A savoir aussi que la succursale « Surgelé », Pomona Passionfroid, mène les troupes loin devant le frais et l’ambiant. Et en effet, leur stratégie est aussi d’attaquer le marché de la restauration commerciale, c’est à dire, la restauration à table. Déjà de nombreux réseaux comme Buffalo Grill et autres se fournissent chez eux. Evidemment, les pizzérias, les bistrots, les petits restaurants du coin sont légion aussi.

Depuis longtemps je me demande pour quelles raisons le consommateur est protégé en supermarché, mais pas en restauration. Parce qu’il est responsable de ses achats, parce qu’il est actif dans son acte d’achat ? Mais l’acte de se rendre au restaurant est très impliquant pour le consommateur. Il fait le choix de ne pas cuisiner et de se faire servir des plats cui-si-nés. Certes la restauration est un métier de service, mais le service ne se limite pas uniquement au contact humain mais aussi à l »assiette.

J’apprends que Hervé Novelli s’est battu pour instaurer son label, dont je n’avais pas connaissance, « Maître Restaurateur ». Super initiative, alors, cuisiniers, vrais restaurateurs, qu’attendez-vous pour l’afficher ? Mais allons plus loin, est-ce qu’un jour un gouvernement promulguera une loi qui obligera le restaurateur d’informer sur la pratique de l’assemblage de produits ou la vente (à ce stade c’est de la vente…) de plats cuisinés avec pour contrainte d’afficher la liste des ingrédients. Car là aussi, le consommateur est encore pris en otage, il ne sait pas ce qu’il ingère. Eh oui, les plats que le restaurateur nous sert est souvent surgelé, en provenance d’un distributeur lié aux mêmes industriels de la grande distribution avec par conséquences les mêmes ingrédients suspects…

CQFD.

Hédoniste, je pense, de nature mais certainement un peu trop jeune à un moment donné, ma maturité m’a amené à me plonger dans l’assiette et les produits. C’est la raison pour laquelle j’essaye avec mon blog de décortiquer, à mon niveau, ce que je consomme et de détecter les vrais bons produits que la nature nous donne ou que certaines entreprises sont aptes à cuisiner.

J’ai hâte de me rendre dans un restaurant porteur de l’affiche « Maître Restaurateur », gage d’une volonté de pratiquer le vrai métier de restaurateur sans pour autant être gage de qualité, malheureusement. J’ai hâte aussi de fuir les restaurants qui afficheront un jour, je l’espère, « cuisine d’assemblage », « plats de Pomona/Davigel/Brake/Métro……. ». Mais je crains que ce jour là je doive marcher des heures durant pour pouvoir me sustenter d’un bon repas…. C’est un peu le même combat que pour le label bio, pourquoi ne pas créé un lable « agriculture intense » ?

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3 Commentaires

  1. Heidi

    Vive la qualité !

  2. Britavit

    Bienvenue aux Maîtres Cuisiniers

    Lise,
    J’ai lu avec intérêt votre article concernant la tromperie (tromperie si pas clairement affichée par le restaurateur) des plats « prêts à servir » soit sous vide ou surgelés et présentés comme cuisinés par le Chef. On paye de l’industriel aux prix du gastronomique.
    Comme vous j’accueille avec bonheur, la nouvelle Qualification de Maître Cuisinier qui a une charte Qualité (80% de frais je crois) assez élevée.
    Les nouveaux propriétaires du Relais de Compostelle à St Avit-Sénieur, affichent haut et fort cette qualité et sont en démarche de Qualification. Et si je fais leur pub, c’est que mes nombreux clients de mes chambres d’hôtes, y ayant mangé (nous aussi pour les tester) en sont revenus enchantés (et ont remangé le lendemain).
    Pour tout ceux qui veulent en avoir pour leur argent, n’aiment pas être bernés, en ont marre de se faire avoir, il faut aller en priorité vers les Maîtres cuisiniers.
    Brigitte
    Le

  3. Cantinesbio

    Et dans les cantines ?

    En tant que parents, vous ne vous êtes jamais demandés pourquoi il n’y avait pas la liste des ingrédients sur les menus cantine ?
    Pourquoi la traçabilité paraît évidente dans les supermarchés et pas dans les cantines ?

    Les prestataires la fournisse, il suffit de demander à ceux qui sont en charge de la cantine de la fournir. La Mairie pour les écoles élémentaires, le conseil général pour les collèges, la région pour les lycées.

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