Chez Bogato, le gâteau graphique

Publié le 16/11/2010 dans Pâtisseries par Soph Gourmetise - 2 Commentaires

Une énergie débordante, une volonté de fer, une créativité à toute épreuve, le tout dans un corps de petit bout de femme adorable. Voila comment je résumerai Anais Olmert, fondatrice de Chez Bogato. Mais kesako Bogato ? Comme le nom l’indique si vous ne l’aviez pas compris, c’est une enseigne de gâteaux qui sont beaux.

Vous passez la porte et subitement, même les yeux fermés, votre odorat est chatouillé par la chaleur et la délicatesse d’une saveur bien aimée : du cho-co-lat. Houlala, une pâtisserie au chocolat est en cours de confection. Votre estomac s’émoustille. Ouvrez les yeux, et là vous vous dites que vous êtes en plein rêve d’enfant, au sein même de la maison d’Hansel & Grettel. Des gâteaux rigolos, des jouets colorés, des décorations festives s’offrent à vous.

La porte du laboratoire grande ouverte, vous apercevez les petits lutins de Bogato s’agiter à leur prochaine création.

Comme à mon habitude, j’interroge, je questionne, je titille la fondatrice. Anaïs Olmert se définit comme un peu farouche, sauvage. J’ai dû un peu lui « tirer les vers du nez », très occupée par son travail et répondant au téléphone toutes les 3 minutes.

J’ai donc pu comprendre qu’Anaïs Olmert vit une seconde vie avec Bogato. Après une expérience intense en agence de publicité, chez BETC,en tant que Directrice Artistique, bizarrement, touchée par la révélation, elle réalise que sa créativité est trop souvent bridée, alors même qu’elle doit être son moteur quotidien. Les contraintes techniques, budgétaires (politiques certainement aussi), des clients parfois peu audacieux, la frustration de ne pas aller au bout d’une idée (beaucoup d’étapes sont déléguées auprès des stylistes, des photographes etc…) ont eu raison d’Anaïs. Elle jette ses papiers et crayons pour nouer son tablier de Perlinpinpin. Elle le sait, avec des gâteaux elle va pouvoir exacerber sa créativité. Et pour les enfants, le désert archi aride de créativité lui ouvre un boulevard.

Son idée ? Faire des bons gâteaux en les traitant de manière plus graphique. Anaïs l’avoue, depuis qu’elle a monté Bogato elle n’a jamais autant dessiné. Elle s’en réjouit. Et le résultat est là. Visuellement, toutes ses créations sont alléchantes, j’imagine la tête des enfants en passant la porte de la boutique…

Et quasiment sous mes yeux, une pâtisserie en phase de création dans le laboratoire. Une reproduction chocolatée du personnage de dessin animé japonais (dont je ne me souviens plus du nom…). Tellement beau ce travail d’artiste pour nos petites têtes blondes.

En substance donc, chez Bogato les gâteaux sont « bo ». Parfait ! Mais sont-ils bons ? J’ai goûté un tout petit bout du sablé « couronne » que j’ai achété à ma fille – à 5€ le gâteau je ne voulais pas en plus gâcher son plaisir. J’ai été un peu déçue, je ne l’ai pas trouvé très savoureux, plutôt sec. Je l’ai aussi inscrite à un court de cuisine. Elle en est ressortie avec des doigts de sorcières. Très réalistes (sangs et cie), mais toujours plutôt secs. En revanche, elle a rencontré un succès fou à l’école à l’heure du goûter lorsqu’elle a sorti de son petit sac son sablé en forme de couronne. Elle était LA star du goûter.

Ainsi, le point que je regrette après cette rencontre magique fut la place donnée aux ingrédients. J’ai réellement ressenti une passion inébranlable pour l’aspect graphique des gâteaux (indéniable) mais je n’ai pas été confrontée à un discours d’approche prioritaire sur la qualité des produits. Non pas que Bogato la mette de côté, mais je n’ai pas la garantie de l’usage des ingrédients les plus nobles. Donc chez Bogato, le « beau » occupe une place de choix pour le plus grand bonheur des mirettes de nos petits, le « bon » prend, peut-être à mon goût, une place un peu moins primordiale.

Certes Anaïs n’est pas issue de la profession et elle en est bien consciente. De nature plutôt modeste, elle n’aime pas se mettre en avant et n’a pas un égo en attente de flagornerie. Quand elle a décidé de se lancer dans ce challenge, elle a reprit les bancs de l’école en passant son CAP pâtisserie. C’est d’ailleurs cette nature modeste qui l’a conduit à choisir cet emplacement, un peu planqué (petite rue derrière la rue Daguerre) pour ne pas trop « se la jouer ». J’ai rencontré auparavant une autre personne, Syne, qui, elle aussi n’était pas issue de la pâtisserie. Elle a aussi lancé son enseigne autour des cupcakes, Synie’s cupcakes, avec comme leitmotiv de ne cuisiner qu’avec des ingrédients purs et le plus respectueux de l’environnement. Deux femmes, deux personnalités, deux talents, deux approches qui diffèrent légèrement.

Anaïs Olmer vend propose aussi son talent artistique auprès de chaînes TV, de la presse etc. La créativité au service de la pâtisserie.

En tout cas, pour le plaisir des yeux de tous et la joie de nos enfants, il est impératif de se rendre dans ce cabinet de curiosité dédié aux enfants. Une féerie. Le plaisir avant tout.

S’y rendre ?

7, rue Liancourt

Paris 14 (Métro Denfert Rochereau)

Téléphone : 01 45 47 03 51

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2 Commentaires

  1. Pittet

    bonjour
    je voudrais acheter les cuilleres vu dans l’emission de sophie davant avec les pancakes
    merci

  2. Gourmetise

    Bonsoir,

    Désolée pour la réponse tardive. En revanche, cet article est issu de mon blog, je ne gère donc pas du tout la boutique Bogato, il faudrait les contacter en direct. Désolée.

    Sophie

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