Youhou, il y a quelqu’un ? Pariès a ouvert à Paris !!!

Publié le 12/03/2013 dans Pâtisseries par gourmetise - 3 Commentaires

A la rentrée, la gastronomie était en émoi devant l’ouverture d’une nouvelle pâtisserie, Colorova, dans le 6ème arrondissement.  Pour ma part, expérience mitigée (sur l’offre déjeuner essentiellement, les pâtisseries sont pas mal)… En revanche, un silence assourdissant ou presque pour l’ouverture en décembre (en catimini, certes) d’une des pâtisseries les plus emblématiques d’une région haute en couleur et vieille de plus de 100 ans. Et seulement à quelques mètres de Colorova, mais dans une rue cette fois ci, plus passante. Mystère, je ne comprends pas. Je l’avoue, moi aussi j’ai été nulle, ça fait presque 3 mois que le sujet est en attente (comme de nombreux autres….. sorry…) Et en plus, j’habite à 100 mètres… Je tends le bâton pour me faire battre !!!

Bon alors, de qui parlons-nous ? Si vous êtes coutumiers de la région basque, vous allez devenir dingues en apprenant que cette marque à ouvert à Paris. Et si vous ne connaissez pas, sachez simplement que vous avez tort, mais on vous pardonne. Je parle ici donc de la maison Paries. Sous ce nom se dissimule une véritable affaire familiale qui existe depuis 1895 et toujours et encore (et pour toujours) détenue par la famille.

Avec 4 boutiques dans le Pays Basque, je préfère vous dire que la marque, le nom, le savoir-faire et tout le tralala sont archi connus et adoptés. Mais à Paris, que nenni. Et vous avez bien tort, encore une fois ! Mais on vous pardonne encore….

Heureusement pour nous tous parisiens, qui nous prenons pour le nombril gastronomique de la France (bon ne soyons pas chauvins, le nombril du monde et de tout l’univers alors), qu’une petite Pariès, de son prénom Géraldine, va savoir pourquoi, a décidé de s’installer à Paris, il y a 8 ans. Triste, frustrée, rongée par la culpabilité d’avoir abandonnée ses racines (oui, ok, je scénarise un peu l’histoire, c’est plus drôle), elle souffle l’idée d’ouvrir une boutique à Paris. Idée farfelue ? Oui, auparavant ça l’était, il n’a jamais été question d’ouvrir sans avoir sur place une personne de la famille aux rênes de la boutique. Ouf, vive Géraldine Pariès.

Et de quoi parle t-on ? Leur spécialité ? Que répondre ? Il n’y en a pas qu’une il y en une multitude : les mouchous, les kanougas et des tourons déclinés en quelques saveurs classiques mais diablement efficaces. Ajoutez à ces gourmandises, des chocolats puis des pâtisseries (un laboratoire dédié dans la boutique) mais tous à la « sauce basque ». Et bien entendu, car il est incontournable : le gâteau basque. La boucle est enfin bouclée.

Je n’ai qu’une seule chose à vous dire, il faut y aller, et tous les acheter. Vous devriez être archi comblés. Car vous l’avez compris, chez Pariès on ne copie pas des standards.

On pourrait dire le mouchou c’est un macaron, le kanouga c’est un caramel mou. Non, non, non. Le mouchou pourrait éventuellement ressembler au macaron, mais ce n’en est pas un. C’est un peu comme si on vous disait qu’une mercedes c’est une BMW, non, chacun sa cible, chacun son style.

Le Mouchou (créé en 1948), kesako ? Mouchou ou « bisou » en basque, c’est LE macaron de Pariès, issu d’une serendipité , et ça personne ne pourra leur enlever. Sa distinction ? Moins de sucre et beaucoup beaucoup plus d’amandes. Plus plat, plus grand. Différent finalement.

Le kanouga (crée en 1905), kesako ? Un délice, tendre moelleux comme un caramel, un faux air de nougat, mais sans miel, donc pas un nougat.

Pour illustrer, LE MOUCHOU c’est ça :

 

Et le KANOUGA, c’est ça :

Enfin, une gamme au kilomètre de Turons, de toutes les couleurs et saveurs.

Et évidement, ne pas renier sa région, un gâteau basque.

Pour boucler la boucle, Pariès s’est offert un laboratoire pour proposer des pâtisseries, toutes disposant d’un atout basque ou de la région.

En tout cas, preuve que lorsqu’on dispose d’un savoir faire reconnu et d’une bonne réputation, les lancements à grands coups de pouet pouet ne sont pas utiles. Et pour preuve le retour d’expérience de Géradine après un mois d’ouverture (j’ai adoré l’expression) : « le bouche à oreille, ça m’a esponté » ;)

Dernière question qui m’a tauraudé. Pourquoi avoir ouvert dans LE quartier de tous les dangers ? Tous les pâtissiers sont présents, la boutique se trouve à 100 mètres de l’Antre de la Gastronomie.

Et bien justement, leur brief de départ était le suivant 1) Près du Bon Marché (les gourmets, les gourmets…) 2) Près de la gare de Montparnasse (qui dessert les trains de la Côte Atlantique). Logique. Imparable.

« Notre but ? Rester Paries, nous et nous seuls, on veut conserver notre côté convivial ». La maison Pariès a d’ores et déjà reçu beaucoup de demandes pour ouvrir de ci de là, mais ils n’en dérogent pas : c’est non…. Sauf si un homme ou une femme Pariès se sent l’envie, ils ne vendront jamais leur « âme au diable », la famille, c’est Sa-Cré !!!

Bon, vous l’aurez compris, un seul mot d’ordre pour vous, les gourmets, à la recherche d’authenticité, de savoirs faire, de convivialité et de valeurs profondément ancrées : déplacez vous chez Paries et dites moi ce que vous en avez pensé.

Allez zhou, l’adresse :

9, bis rue Saint Placide (Paris 6)

Site Internet

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3 Commentaires

  1. Laure

    En effet, leurs produits sont tellement bons qu’ils n’ont pas besoin d’un plan de com et d’une soirée de lancement au champagne car les habitués de la côte basque à Paris attendaient depuis longtemps l’ouverture discrètement annoncée aux clients dans les boutiques historiques !
    Outre le gâteau basque et les kanougas, je recommande aussi leurs chocolats qui sont très fins !

  2. Very easy kitchen

    il me semble avoir acheté un gâteau basque venant de chez eux à Biarritz il y a quelques années. je vais aller faire un tour chez eux ce WE. merci pour l’info

  3. Rémi H.

    Sophie, avez-vous pensé à demander à Géraldine Pariès comment ses pâtisseries peuvent afficher un glaçage aussi brillant peu importe l’heure de la journée ? Un sacré mystère pour moi, et je ne serais pas surpris que ce soit le fruit de sympathiques ajouts d’additifs incongrus…

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