Apiculture, et si on s’y mettait, tous ? (pour notre survie !)

Publié le 27/08/2013 dans Du Terroir par gourmetise - 3 Commentaires

S’il y a bien un produit qui fédère toute la famille, à tout moment de la journée ou de notre vie, c’est bien le miel. Sa douceur, son sucre, ses saveurs douces et variées réveillent nos papilles, enchantent nos cœurs.

Alors si vous appréciez le miel, vous n’êtes certainement pas passés à côté d’une information qui peut surprendre et faire peur : si les abeilles disparaissaient, l’être humain en serait très fragilisé. Cet été, j’ai eu entre les mains cet article publié par dans « Le Mag Le Sud Ouest » titrant « sans abeille, l’équilibre alimentaire vacille » (cliquez sur le lien pour lire l’article).

A lire les chiffres, j’ai moi même été atterrée :

- la valeur économique de l’activité pollinisatrice des insectes, et tout particulièrement des abeilles : 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !

80% des cultures des 20 000 espèces de plantes répertoriées sur la planète dépendent du miel (en France : 70% des 6 000 espèces sauvages et cultivées) ! Incroyable !

- Au premier rang des victimes : les fruits et les légumes. Sans les abeilles, seules les céréales survivraient.

30% des abeilles meurent chaque année (vs 10% normalement)

- les responsables sont multiples, en ligne de mire, les pesticides et le frelon asiatique prioritairement, ainsi que les changements climatiques, la mono culture…

- en 6 ans, le nombre d’apiculteurs a reculé de 40%

Ni une, ni deux, je me suis rendue chez un des 91% d’apiculteurs familiaux en Bretagne (1 à 30 ruches quand les professionnels ne représentent que 4% pour un poids de 63% de la production grâce à leur minimum de 150 ruches chacun).

Les différentes étapes pour fabriquer du miel :

Extraire les rayons de la ruche dans un endroit fermé. C’est du bon sens, mais il est préférable de le rappeler, sinon vous allez rapidement être envahi d’abeilles. Vous vous en rendrez compte seuls, les cadres gorgés de miel sont minutieusement protégés par un opercule réalisé par les abeilles elles mêmes.

-          A l’aide d’une spatule l’apiculteur pratique la désoperculation. L’opercule et le miel sont plongés dans une bassine percée dans le bas afin de laisser couler le miel, naturellement.

-          Les cadres n’ayant pas été totalement libérés du miel qui est resté parfois dans les alvéoles ou tout autour, seront placés dans une centrifugeuse qui propulsera le solde de miel.

-          Enfin, le miel sera filtré puis subira une maturation

-          De même, l’opercule après avoir séché sera réutilisé pour fabriquer les alvéoles qui rejoindront de prochains cadres (de la cire finalement, donc vous pouvez en faire aussi un autre usage…)

Et voilà, je réalise finalement que fabriquer du miel, son propre miel, ne semble pas si compliqué. C’est même assez simple.

Mieux !!!!

J’ai visionné une vidéo de l’apiculteur naturel Ruche Bio ou Ruche Warré et sa méthode est encore plus simple, pas besoin de matériel spécial (centrifugeuse etc…). Notez qu’il réalise des stages pour apprendre la pratique, sur une journée. D’autres démarches doivent certainement exister partout en France, il suffit de taper « formation apiculture » sur Google, vous devriez trouver votre bonheur.

Alors de deux choses l’une :

1) soit, chacun dans son coin, on s’essaye à l’apiculture. Une ruche ou deux, un investissement minime et finalement, je le pense, un risque très limité. Tout ça pour un plaisir gourmand Oh combien savoureux mais surtout aussi pour le bien de la planète. D’ailleurs, je me demande s’il n’existe pas, tout comme pour l’huile d’olive, des structures qui réaliseraient le travail d’extraction ? A bon entendeur. Dans votre jardin, à proximité, installez une ruche. Il y en a dans les grandes villes aussi, il semblerait d’ailleurs qu’il soit encore meilleur, alors pourquoi chaque immeuble ne pourrait pas avoir la sienne « Le miel de la rue Bidule – Paris 15″.

2) soit nous laissons faire et d’ici quelques temps (mais quand ? je n’en sais rien) nous prenons le risque de ne consommer que des céréales et peut-être voir aussi notre espèce se modifier, durablement.

Pitié, si vous voyez une abeille chez vous, saluez la, ouvrez la fenêtre et dites lui « ma belle, je te rends ta liberté pour sauvegarder la nôtre « 

Bon, et vous, vous vous y mettez quand ? Si certains d’entre vous sont déjà adeptes, partagez, commentez afin d’inciter le maximum de personnes.

PS (petite note personnelle mais à indication informative) : je suis un peu atypique, car ma préférence se dirige vers les miels qui cristallisent. Généralement, les personnes pensent que ce processus pourrait être le signe d’un mauvais miel ou d’un miel qui a tourné. Or, c’est tout le contraire, aux dires des apiculteurs. La cristallisation est naturelle et est le signe justement d’un miel de grande qualité. Et toc ! Malheureusement, le consommateur ayant le pouvoir, et mal informé, ma course à ce nectar est complexe… Dommage. Il semblerait que je trouverai mon bonheur dans le miel de lierre, il va falloir que j’aille à sa recherche….  

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3 Commentaires

  1. Cookismo

    Mon grand-père avait des ruches dans son jardin. Je garde le souvenir de ses énormes pots qu’il préparait et des jolies bougies qu’il réalisait avec la cire. J’aime beaucoup le miel. Je l’intègre dans mes recettes sucrées (pain d’épices surtout) comme salées (un bon magret laqué miam). Peut-être un jour aurai-je une ruche ? Je vais commencer par le potager. Ensuite, on verra.
    Christelle

  2. Nathalie

    Je protège les abeilles (et autres bêtes à plumes, à poils etc…) en ne traitant pas mon jardin. J’adore les voir passer d’une fleur à l’autre. Je ne consomme quasiment plus de miel car je n’aime pas l’idée de les exploiter alors qu’elles sont si besogneuses.

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