La vanille, une histoire haute en sensualité et érotisme

Publié le 13/02/2013 dans D'ailleurs par gourmetise - 1 Commentaire

Je compte vous parler de vanille en long en large et en travers, car cet ingrédient noble est finalement très mal connu de nous tous. J’ai animé un atelier en décembre autour de produits gastronomiques et j’ai voulu la placer au centre du débat car beaucoup d’entre nous (et moi la première, avant que je m’y intéresse…) sommes plein de certitudes. D’ailleurs, peu de personnes s’interroge sur elle, et c’est une erreur ! Oui !

Mais non la vanille ne vient pas de Madagascar, ni de La Réunion (sujet à venir) ! Mais non la vanille n’est pas une plante si simple à produire (sujet à venir) ! Mais non la vanille n’a pas un goût uniforme  (sujet à venir) !

Pour débuter sa fantastique chronique, questionnons-nous sur une vieille et réconfortante croyance : elle serait  aphrodisiaque. Ah, le beau mot, qu’on aime entendre…

Mh, ceci étant, je reste sceptique… Les enfants en raffolent et je n’en ai jamais vu un sauter sur un autre… Mouais, les hormones n’ont pas encore atteints leur paroxysme. Bon, mais moi par exemple, je n’ai jamais été touchée par un tel phénomène, alors que j’en consomme beaucoup. Et je n’ai eu que 2 enfants… CQFD…..

Non, aphrodisiaque, je ne sais pas, en revanche, sous sa robe noire, fine, douce (mais rugueuse) et brillante se cache une sacrée bête sexuelle. Eh oui ! Preuves à l’appui.

D’abord son nom est un dérivé de l’espagnol vainilla lui-même issu du latin vagina dont est issu en français « vagin » et qui signifie gainegousse, fourreau ou étui… Et d’un !

Ensuite, elle est issue d’une orchidée hermaphrodite, constituée donc d’organes mâle et femelle. Si vous regardez le schéma ci-dessous, vous verrez qu’ils sont séparés par une satanée tige (Rostellum) qui ne facilite pas l’acte sexuel… et donc la procréation.

Schéma trouvé sur le site http://www.vdsciences.com

Pour que les 2 organes soient en contact, qui dit contact dit potentiellement fécondation et donc développement de la vanille (qui est la tige sous la fleur d’orchidée, sans jeu de mots, non, non, non…), vous imaginez bien qu’il faut l’intervention de quelque chose…. La mère maquerelle qui vient se mêler de tout ça, varie en fonction de sa zone de production. Un pays (et vous l’apprendrez dans un autre billet) revendique le processus naturel, tandis que tous les autres font intervenir la main de l’homme (de nous finalement…, bah bravo).

Schéma trouvé sur le site http://phdulou.com/ 

Sous la forme naturelle, la mère maquerelle qui vient arranger les 2 compères a prit des allures d’un colibri (ou d’une abeille, 2 écoles s’affrontent sur ce terrain) qui vient polliniser l’orchidée. Eh hop, l’affaire est dans le sac.

Il a quand même fallut agir à plusieurs (humain ou animal, tout ceci n’est pas très catholique finalement…) Mise en contact, fécondation et tout le tralala. Et de deux !

Pour terminer, savez-vous ce que sont en réalité les petites graines noires qui donnent le goût ? A votre avis ? On est un peu en science naturelle là, Hoooo vous suivez au fond de la classe !! Ce sont au départ des ovules ! Et de 3 ! A peu de choses près, consommer de la vanille reviendrait à faire de nous des cannibales, un peu comme avec le caviar…

Bon j’en ai finis avec cette analogie érotique. Oh non, j’hésite à évoquer avec vous le lissage manuel, vif et répétitif des femmes sur la tige après séchage, réalisé avec Mh… sensualité. Caliente. Non là, c’en est trop…

Et d’ailleurs, ça ne vous est jamais arrivé de porter à la bouche cette tige et de la susurrer… Stop, on arrête… Fin de la démonstration !

Alors, aphrodisiaque la vanille ?

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1 Commentaire

  1. LANGLOIS

    merci et felicitations pour vos rubriques toujours pleines de fraicheur.
    Je suis gerant de 3 epiceries fines et suit vos envois avec plaisir.
    Continuez
    JFL

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