Où acheter d’excellentes épices ?

Publié le 06/10/2011 dans D'ailleurs par gourmetise - 2 Commentaires

Voilà, est-il nécessaire de faire l’article ? Rapide alors quand même, car les moments passés et partagés avec lui-même et sa Dream Team méritent quand même qu’on le dise.
Depuis un an, Olivier Roellinger a ouvert grands ses bras et ses coffres de découvertes d’ailleurs, ces petites choses qui émerveillent de couleurs et de saveurs nos plats.
Ca peut paraître ridicule, mais depuis ma visite chez Roellinger, oui, je l’avoue, maintenant je ferai des kilomètres et m’aventurerai dans le métro ou le bus pour une poignée d’épices ou un petit brin de vanille.

Quand vous franchissez la porte, vous savez au premier coup d’œil que vous avez pris l’avion, destination « Ailleurs ». Une multitude d’épices, des malles, un bateau réalisé à partir de clous de girofle trônent là devant vos yeux exorbités.

Qui mieux qu’Olivier Roellinger pour légitimer cette approche des épices et de la vanille ? Chef distingué depuis des années pour ses talents hors pair de chef, grand breton défendant corps et âme son « pays » comme il l’affirme Haut et Fort, région qui a vu partir des caravelles vides et se réjouir de les voir revenir pleines de trouvailles d’explorateurs en recherche de sensations et de mystères. Les premiers pas des épices ont bien souvent eu lieu en Bretagne. Olivier a su mettre dans sa cuisine sa passion, ses convictions et ses entrailles. Il sait manier avec l’art et la manière les épices, créer des associations totalement imprévues, mais tellement justes.

Une des phrases qui a retenu mon attention et qui synthétise son approche :  » Je ne peux pas créer et imaginer un plat ou une poudre d’épices sans qu’elle raconte une histoire. On l’interprete, on la connait ou on ne la connait pas. Quand, par exemple, je crée la poudre rêve de Cochin (pour un yaourt) ou la poudre equinoxiale, je m’appuie sur une partie de l’histoire de l’aventure maritime. »

Il a donc décidé de ne pas laisser les épices uniquement dans sa base bretonne, à Cancale, la maison Bricourt. Alors, oui, ne vous posez pas de questions, pour les épices, et même juste pour le rencontrer et profiter de toute sa culture ou bien, simplement, admirer la boutique qui rend hommage aux explorations de nos ancêtres, foncez droit devant chez Olivier Roellinger.

Les épices se font brutes, mais Olivier Roellinger leur préfère les mélanges que lui seul confectionne dans sa Bretagne. Une recette lui vient en tête, il ne peut s’empêcher de lui associer une histoire qui passera par la création d’un mélange d’épices. A chaque mélange d’épices sa ou ses propositions d’associations, parfois surprenantes.

Et sa boutique recèle un trésor ! Si, ce jour là, vous avez la chance d’être un des seul visiteur, peut-être aurez vous la chance et l’honneur de vous voir accepter de descendre dans les entrailles du navire, direction « La cave à Vanille ». Une dizaine de vanilles se présentent à vous, quasiment autant de pays. J’y ai d’ailleurs appris que la vanille venait du Mexique, quand tout le monde place son origine à Madagascar ou bien à Tahiti (on est bien chauvins ;=). Faites le test, vous verrez. Posez la question à un dîner ou autre moment de convivialité, vous allez en étonner plus d’un. Le Mexique étant le seul pays où la vanille est dite « naturelle » via un colibri et non, la main de l’homme. Vous en trouverez aussi chez Roellinger aux côté de nombreuses autres originaires de Madagascar (et entre autres la fameuse et rare vanille fendue), des Comores, Tahiti, d’Ouganda, d’Inde…

Et surtout, laissez vous guider par son équipe, Sandrine et Stéphane, tellement gentils, généreux et très, très au point sur les épices, l’histoire, l’homme. Ils ne sont pas avares, et le temps passera trop vite. Vous ressortirez la tête pleine d’images, avec l’envie de vous replonger dans un roman historique de la grande époque des explorateurs, et je le souhaite, le panier garni de merveilles. Et je vous l’assure, comme moi, vous y reviendrez ! Régalez vous aussi de son vinaigre celtique dont j’ai déjà fais les louanges, mythique

Dernières nouveautés ? Elles datent d’il y a quelques jours, car l’art, la créativité n’a pas d’emprise sur le temps, venez découvrir ses dernières créations épicées qui, cette fois-ci, rendent hommage au thé, de Chine : 2 boissons (Rencontre Orientale, Danse avec le vent) 2 mélanges d’épices (Poudre d’Ombre & Poudre de Vasco) et du sel (Fleur de Beauté). Rien que les noms sont un appel au voyage.

Son approche : « Je raconte là encore une histoire, quand Vasco de Gamma est arrivé sur Cochin et Calikut ( ?) il a vu une armada de jonques qui arrivaient avec du thé. A l’époque aucun thé n’était produit en Inde. Ce sont d’ailleurs les portugais qui ont ramené les premiers thés d’Inde alors que c’était des thés de Chine. Pendant 2 siècles les thés chinois et épices indiennes faisaient connaissance à bord du bateau et ils ont fini par s’aimer. Je suis donc en train de réécrire l’histoire d’amour entre le thé chinois et les épices indiens. « 

Et très bientôt, il devrait avoir abouti sa prochaine créations qui occupe son esprit depuis 8 mois : un mélange épicé destiné au yaourt bulgare. Et avec, nos matins ne seront plus les mêmes : « Je suis à la recherche de quelque chose qui vous réveille ou plutôt quelque chose qui vous porte à l’éveil, un réveil très tendre, comme la caresse d’une mère qui vous réveille. »

Mais surtout, je tiens à le dire, ce n’est pas simplement la qualité des épices qui me font tant apprécié la boutique, c’est aussi l’Homme. La rencontre avec Olivier Roellinger, à date, est la plus belle rencontre de mon année 2011. J’ai aimé son humilité, sa passion, sa joie de partager, sa culture époustouflante, son grain de génie et de folie. Tout finalement. Une émotion larmoyante m’a surprise ce jour là.

Maintenant, si vos flâneries ne vous mènent pas jusqu’à la rue Sainte Anne, ne dédaignons pas 2 adresses qui proposent elles aussi de merveilleuses épices :
- Le Bar à Sniffer (j’adore ce nom ;=)
- L’épicerie de Bruno

Je tiens aussi et surtout à remercier Christiane Tixier, experte en chocolat et épices de m’avoir guidée dans ses pas et m’a fait découvrir ces belles adresses lors d’un circuit épices en juin dernier.

Vite, vite, vite, les adresses :

- Olivier Roellinger : 51 bis, rue Sainte Anne – Paris 02

- Goumanyat – Bar à Sniffer : 3 rue Charles François Dupuis – Paris 03

- Epicerie de Bruno : 30, rue Tiquetonne – Paris 02

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2 Commentaires

  1. Dominique

    Moi j’achète mes épices sur Internet, sur http://www.lamaisondesaromes.fr petit site bien sympa avec pas mal de choix dans les épices mais aussi des thés et tisanes excellente.

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