Les coqs d’Or 2012, un rendez-vous gourmand atypique

Publié le 21/09/2011 dans Divers par gourmetise - 2 Commentaires

  

Avant hier soir a eu lieu la soirée de remise des Coqs d’Or. Pour resituer le contexte, les Coqs d’Or sont des distinctions attribuées à des artisans qui rejoindront la liste des précédents distingués au sacro saint « guide des gourmands ». C’est un peu le Guide Michelin, version « Produits ».

In situ, la soirée avait lieu dans l’espace Mobalpa, Bd Diderot dans le 12ème arrondissement. J’arrive donc, bravant métro, bus et taxis aux abords de la gare de Lyon. Arrivée discrète, sans chichi ni prétention. Au sein d’un espace très grand et présentant différents îlots de concepts de cuisine qui accueillaient chacun une marque (voire plus). La remise a eu lieu au fond de l’espace, encadré lui-même par des tables sur tréteaux nappées valorisant les nouvelles trouvailles, ces mêmes trouvailles qui étaient vantées à cet instant de remise. Le tout au milieu des invités, sans aucune chaise, une estrade simple, un micro mal réglé !!! Rhaaa, mais où suis-je ?

Quand on a prit l’habitude d’évoluer dans des lieux d’exception, chargés d’histoire et promouvant notre magnifiiique patrimoine culturel pour déguster des produits raffinés, on peut se sentir un peu destituer de notre statut de « gastronomes » ou de « gourmets ».

Et bien, foi de Gourmetise, j’y ai passé un moment « vrai ». De mon point de vue, j’ai eu le sentiment d’être avec les Hommes, les vrais, ceux qui défendent et respectent la terre, l’animal, le produit finalement. Je n’ai pas vu les minutes passer, je me sentais dans mon élément, auprès de gens simples, sans jugement ni ostentation. Aucun sentiment de compétition ou de jalousie ne rejaillissait.

Et je pense ne pas avoir été la seule car ce rendez-vous unique a attiré bon nombre de gourmets (et pas des moindres) qui sont tous venus avec leur bonhommie et bonne humeur. La convivialité était bel et bien présente, chacun saluant son confrère, son ami, sa connaissance… Chacun recommandant à tout le monde d’aller déguster telle marque, et aussi telle autre et surtout ne pas oublier cette dernière.

Bref, au moment de la remise des prix, micro en mains, Mme Elisabeth de Meurville n’a pas stoppé l’effervescence qui animait l’espace. Et c’était tant mieux. Et de toute façon, tous les « fraîchement élus » étaient présents et bien disposés à nous faire découvrir leurs merveilles.

En toute sincérité, tout ce qui nous intéressait, en tout cas, pour mon cas personnel, c’était d’aller à la rencontre des artisans, éleveurs, producteurs qu’Elisabeth de Meurville sélectionne avec le soin d’un joaillier. A cet instant présent, on a la garantie que tous les produits présentés nous raviront.

J’ai réellement eu le sentiment d’être au contact d’une initiative, les Coqs d’Or, qui n’a pour leitmotiv que la sincérité et le partage d’émotions qu’elles soient humaines ou gustatives. J’aime ces moments où la soirée se déroule sans fioritures ni codes et où la convivialité prime.

Voici donc, quelques produits et artisans (car il ne faut jamais les oublier, le produit est lié à l’humain) qui m’ont fait de l’œil et ont conquis mon palais, scindés en 2 parties :

1)      LES COQS D’OR 2012 (je n’en ai sélectionné que 3 sur les 12 présents) :

Corail d’oursin au naturel de « l’Oursine de Ré ».

A tester, comme tous. Ce qui est formidable avec cet oursin c’est qu’on ne retrouve pas cette saveur souvent trop iodée. Merveilleux certainement en sauce d’accompagnements d’un plat de pâtes. Visiblement aussi en accompagnement d’une omelette. Installé à la Flotte, la marque élève ses oursins et ses ormeaux sous une technique d’élevage familiale. « Papa » était enseignant chercheur, professeur de biologie marine à l’université et en parallèle de ses cours a passé 20 ans à travailler sur l’oursin. Le fils maintenant exploite sa technique depuis 2006. 3 ans d’élevage sont nécessaires pour ces oursins nourris aux algues fraîches ramassées par leur soin sur les côtes de l’Ile de Ré. Ils sont vendus en frais (pour les restaurateurs et particuliers, envoyés en moins de 24 heures) ou en conserve. Aux 4 sergents à La Rochelle et Coutanceau.

Ils sont présents dans certains salons « les jardins fermiers » et « vivre autrement au parc floral ». 17€ le pot.

Se procurer leurs produits ?

Sur le site de production et leur site internet

Le Goût du pré : site internet ou directement dans l’épicerie, 2 rue Philippe de Beaumanoir, 78540 Marsinval.

L’épidon : 2, rue Casimir Delavigne – Paris 6

Le Comptoir : 74 Avenue Gambetta, 94700 Maisons Alfort

Jambon Corse « U Stazzu » :

En toute sincérité, en grande fana de charcuterie, depuis la découverte de l’Iberico de Bellota peu de jambon sont parvenus à me surprendre. C’était sans compter ce rendez-vous gourmand des Coqs d’Or. Je suis donc extrêmement ravie et fière de vous présenter un jambon qui fera parler de lui. Et ce sont les corses qui s’y collent. C’est un porc corse, à pelage noir, à croissance lente élevé durant 2 ans et affiné pendant 3 ans, en hydrométrie naturelle. Ils sont nourris en fin de croissance à la châtaigne et aux glands. C’est ce qui lui confère un goût unique de châtaigne incroyable et une texture grasse et fondante à souhait. Ils sont vendus en Corse, sur Ajaccio.

Ils sont présents dans certains salons « les jardins fermiers » et « vivre autrement au parc floral ». 17€ le pot.

Se procurer leurs produits ?

En direct sur leur site internet ou dans leur boutique

Espérons une présence rapide en épicerie fine… En toute sincérité, il me faudra à nouveau le revoir et approfondir le sujet…

Le moulin aux écrevisses.

Des écrevisses vivantes sur place, mais dégustées cuites of course. Une révélation aussi, en terme de texture qui reste fondante quand d’autres sont trop souvent soit molles soit croquantes et de goût celui de l’écrevisse et non de la vase, comme trop souvent aussi…

Un site d’élevage naturel unique dans des conditions optimales. J’ai eu le ressenti de vivre une même exigence que celles des marques Qwheli pour ses crevettes Black Tiger ou Salma pour son saumon.

Se procurer les produits ?

Là encore, il ne faut pas être trop exigeant, pour le moment, il faut se déplacer chez eux : Route de Nancy – 52300 Thonnance les joinville

 

Tourron de « Coloma Garcia » :

Alors là, ne vous laissez pas emporter par vos à priori qui vous portent à faire demi tour face à un Tourron. Moi la première, je n’ai jamais éprouvé une joie gustative avec du tourron, souvent trop sucré trop pâteux, trop écoeurant. Encore une révélation ce soir là. Coloma Garcia officie depuis 50 ans dans la fabrication artisanale de douceurs à base d’amandes, dont le tourron est leur fer de lance.  La distinction de ce tourron repose sur la qualité de l’amande utilisée, l’amande Marcona (très riche en huile) et la quantité utilisée pour la fabrication (70% au-delà d cahier des charges imposé par l’IGP) et 18% de miel de fleur d’oranger. Coloma Garcia part d’une recette identique et parvient à décliner un tourron en 3 versions de textures, dur (sorte de nougat excellent et très peu sucré), mou et – leur innovation – la texture liquide. Laissez vous réellement séduire par ces 3 produits très peu sucrés et absolument pas écoeurants. Finalement, vous auriez raison de ne pas goûter, la compulsion vous atteint rapidement… De nombreux chefs, pâtissiers et glaciers ont déjà adoptés cette marque qui, je l’espère devrait trouver une place de choix dans nos cœurs.

Se procurer leurs produits ?

Leur site internet

Boutiques Maison Adam à Saint Jean de Luz et Biarritz

2)      LES COQS D’OR DISTINGUES AUPARAVANT :

Huile de Noix du Périgord – « Les Vergers de Guillou ».

Une splendide huile de noix qui rend véritablement hommage à la noix du Périgord. Ici aucune amertume. Elle vaut le détour, surtout pour ceux qui ont été déçus précédemment par d’autres huiles de noix.

Conserveries Fleuriet :

Découvrez leur vinaigre de Pineau des Charentes remarquable en acidité, comme je l’adore !

Et leur Mistelle, ne pas l’oublier. Mais qu’est ce donc ? Ils présentent ce produit comme un « condiment cuisiné surfin » tant par ses ingrédients que par son élaboration : Pur jus de pruneaux réduit par ébullition, sucre Candi, vinaigre de Pineau des Charentes rosé, romarin frais, zeste d’orange, poivre noir, fleur de sel. Il se marrie à la perfection avec le canard, testé par Chef Troisgros, himself !

Et surtout ne passez pas à côté, rien que pour le plaisir, de leur Ketchup de dégustation. Qui eut cru qu’il était possible de fabriquer du ketchup au goût de ketchup (un peu moins sucré quand même et un peu plus salé) avec une liste d’ingrédients aussi sexy : purée de tomates fraîches (anciennes variétés de tomates), oignons rouges pâles de Niort, sucre de canne, vinaigre de Pineau des Charentes, ail frais, épices et sel de mer fin. C’est tout !!! Et surtout sans conservateur, ni additif, ni colorant. Et zhou, emballé c’est pesé !!! Et c’est divinement bon !

Se les procurer ?

De nombreuses épiceries sur l’Ile de Ré et la Rochelle

A Paris, depuis hier, à l’Epicerie de Bruno – 30 rue Tiquetonne – Paris 2

Jambon de Kintoa Pierre Oteiza :

Appellation du pays basque, cochon noir et rose. Saucisse sèche de Kintoa légèrement relevée au piment d’espelette. Saucisson de canard, très tendre, très surprenant. En revanche le goût de la viande de canard n’est pas si évidente. Et enfin le chorizo de Kintoa qui n’est pas trop relevé.

Puis le jambon de la vallée des Aldudes (à 40 km de St Jean de Pied de Porc)

Se les procurer ?

Nombreuses épiceries du pays basque.

A découvrir dans leur boutique au 18 Bd St Michel – Paris 6 

Enfin, pour disposer des meilleures adresses de « faiseurs de gourmandises raffinés », achetez le Guide des Gourmands. L’édition 2012 est parrainée par le chef breton, Patrick Jeffroy, doublement étoilé à Carantec, Finistère). Et enfin notez dans vos tablettes que les 26 et 27 novembre le prochain salon des Coqs d’Or ouvrira ses portes, au Pullman Paris Rive Gauche. Enfin rendez-vous sur le site du Guide des Gourmands, il foisonne d’informations.

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Orsérie a aimé cet article et l’a reprit.

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2 Commentaires

  1. Marie

    Merci Sophie pour cette note, je te confirme qu’il y avait des blogueurs qui, comme toi, aiment ce type d’événements : nous y étions… comme à chaque édition ! A bientôt !

  2. Cristobal

    Il s’agit effectivement d’un évènement gastronomique atypique ! Je trouve la description trés réussie: cela donne une idée assez objective de l’ambiance et des participants. Nous distribuons les turrons de la Maison COLOMA GARCIA et avons eu l’occasion de rencontrer Sophie: une de nos plus belles ambassadrices !

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