Mes Gourmetises de l’été 2010

Publié le 25/08/2010 dans Du Terroir par Soph Gourmetise - 1 Commentaire

L’été n’a pas encore tiré sa révérence, mais les vacances sont déjà derrière moi. Cette année, comme depuis toujours, cap au Sud-Ouest : Ile de Ré et Biscarrosse Plage (au sud d’Arcachon) qui a vu sa côte de popularité augmenter depuis la sortie des 2 opus de « Camping ». Vacances flirtant avec flemmardise, j’ai omis de prendre des photos de mes délices (sauf les canelés Guignard en vitrine). Heureusement, mes souvenirs sont encore vivaces.

Sur l’ile de Ré, je me suis régalée encore et toujours, jour après jour, repas après repas de leurs délicieuses petites pomme de terre AOC, qui n’ont rien à envier à leurs consoeurs de Noirmoutiers. Excellentes agrémentées de gros sel ou fleur de sel de l’île de Ré, je veux, j’en redemande. J’ai aussi particulièrement apprécié leur volonté de promouvoir une agriculture raisonnée (voire bio) et locale. Tous nos achats, ou presque, étaient donc produits locaux.

Enfin, sur Biscarrosse, 2 escales m’enchantent, année après année.

Tout d’abord, au Mouleau (Arcachon), passage obligé chez Guignard, pâtissier bien connu des amateurs de canelés. Dixit de nombreuses personnes, ce sont les meilleurs canelés de France, devant Baillardran. Je suis assez fan de Baillardran, j’apprécie leur goût et surtout le mix croustillant/moëlleux toujours bien restitué, même si le développement de la marque a laissé la place à un process de fabrication industriel… Chez Guignard, j’ai eu la chance d’en déguster un « sortie du four ». Excellentissime. Je n’avais jamais pensé, et eu l’occasion, de les consommer de telle sorte, et j’avoue, maintenant, j’aurai du mal à ne pas y revenir. C’est véritablement un autre produit en bouche. De mon point de vue, en revanche, refroidi, je n’ai pas trouvé le canelé de Guignard meilleur que Baillardran. Certes, il est excellent, mais j’ai regretté son manque de croustillant.

Ensuite, rendez-vous à Biscarrosse Bourg pour 2 escales inmanquables :

Chez Simon, pâtissier, MOF (Meilleur Ouvrier de France) où j’ai pu me délecter des mes 3 pâtisseries phares de la région :

1/ la tourtière (credit photo, Blog Cerise et Clafoutis, la plus belle tourtière que j’ai trouvé sur le net, bravo !), mythique (et trop peu connue) sorte de tarte composée de multiples couches de feuilles de filo, beurrées à souhait (important !) et mariée avec des pommes et/ou pruneaux. Encore meilleure, flambée à l’Armagnac…

 

2/ le pastis landais (Mh, so good), une sorte de brioche, gonflée à souhait, très alvéolée, gage de son moëlleux aérien fantastique. Pastis signifiant « gâteau » en gascon, ne signifie pas que ledit gâteau est forcément composé de pastis ou d’anis, que nenni, mais plutôt de rhum et parfois de fleur d’oranger.

3/ le gâteau basque (crédit photo : Clay McLachlan). Chez Simon, enfin un véritable gâteau basque, pas trop gras, pas trop sec. Craquant en surface, moelleux au coeur, pas écoeurant et pleins de saveurs.

Enfin, direction « Chez Popaul », primeur que j’ai connu historiquement par ma regrettée Grand-Mère qui s’y rendait quotidiennement sur Biscarrosse Plage. Mais depuis quelques années, Popaul est laché par la mairie qui ne lui attribue plus son emplacement. Les friperies ont pris lamentablement la place de l’alimentation. Biscarrosse Plage ne propose plus de bons commerces de bouche et c’est bien regrettable. Je suis en colère, heureusement, un bon boucher et le poissonnier Pincé parviennent encore à sauver les meubles.

Faute de bons produits sur la plage, direction Arcachon ou le bourg pour se sustenter avec bonheur. Coup de griffe passé (mais nécessaire…), heureusement, je retrouve Popaul au bourg. Un primeur emprunt de passion pour son métier et pour les richesses des produits que nous donne la terre. Chez Popaul, j’ai retrouvé diverses variétés de tomates, figues, pommes de terre, salade…. Ouf !

Mais surtout, Popaul me met entre les doigts une feuille bien spéciale (photo : site « Marie-Claire« ) : visuellement, elle se rapproche du basilic à la nuance près que sa couleur est légèrement bleutée et sa texture « velours ». Mais en bouche, alors là…. Je me retrouve avec le goût d’huître. Surprenant, renversant. Je ne connaissais pas et suis bluffée. Cette feuille, naturellement appelée Feuille d’Huître ou Huître végétale du Bassin d’Arcachon porte à la perfection son nom. Le goût d’huître est parfaitement restitué et d’une longueur en bouche invraissemblable. Son goût (et son prix : 0,50€ la feuille) ne permet pas de la consommer telle quelle. En revanche, associée à du poisson, des saint jacques, je suis certaine que cette feuille réserve des surprises aux convives (attention, il semblerait que cuite, elle perdrait toute sa saveur). Plus simplement, pour en apprécier sa saveur, sur des toasts grillés avec un peu de beurre.

Pour vous en procurer ou découvrir l’huître végétale, rendez-vous à Biganos (près du Bassin d’Arcachon) au Jardin des Senteurs d´Hugues Le Cieux ou sur son site internet.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

1 Commentaire

  1. H.Le Cieux

    Erreur de prix

    Une erreur sur le prix de la feuille
    Le prix est bien inférieur à 0,50
    Merci de rectifier cette information

Laissez un commentaire

Les champs marqués d’un * doivent être remplis